Le rééducateur en écriture travaille en partenariat avec d’autres professionnels.

Croiser les regards avec d’autres professionnels

NB : rappelons ici que la prise en charge  du rééducateur en écriture est  « grosso modo » mensuelle, ce qui rend possible, sans alourdir l’emploi du temps de l’enfant, ce travail  en partenariat.

L’orthophoniste :

C’est LE spécialiste vers qui les familles se tournent le plus souvent mais son champ  de compétences est extrêmement vaste. Certains se spécialisent dans un domaine (bégaiement, Alzheimer, dyscalculie…). Il peut être amené à traiter des difficultés d’écriture mais s’il n’est pas spécialiste de la rééducation du geste d’écrire, un travail en cohérence peut s’avérer très utile.

L’orthoptiste :

La détection de troubles neuro-visuels  permettent de mieux comprendre comment des difficultés d’ordre visuels peuvent impliquer des difficultés en lecture et en écriture. L’orthoptiste  peut orienter ses patients vers un rééducateur en écriture. De même, le rééducateur peut suspecter des troubles visuels et demander  de vérifier auprès d’un orthoptiste qu’aucune gêne fonctionnelle ne soit en cause dans les difficultés à maintenir  la ligne, à  se repérer dans la page, à respecter les lignages, à copier sans retours incessants au modèle, à mémoriser l’orthographe lexicale (mémoire visuelle)

Le psychomotricien:

Il est qualifié pour aider les personnes ayant des difficultés psychomotrices. Il s’adresse  à la psychologie de l’enfant (le plus souvent par le corps et par le jeu)  et le réconcilie avec son corps par de la motricité globale et/ou de la  motricité fine. C’est un partenaire précieux pour tout ce qui concerne les problèmes de latéralité non ou mal résolus, les problèmes de tonus musculaire, de mauvaises perceptions du schéma corporel. Le psychomotricien peut orienter vers le rééducateur quand il estime qu’il n’y a plus de problèmes d’ordre psychomoteur mais que les difficultés d’écriture persistent. Dans ce cas il s’agit probablement d’un problème d’apprentissage que le rééducateur en écriture aura d’autant plus de facilité à rééduquer que le psychomotricien aura préparé le terrain. De son côté le rééducateur n’hésitera pas  à orienter la famille s’il constate des difficultés de coordination, des difficultés praxiques ou des interrogations concernant la latéralité qui dépasse le seul champ de l’écriture.

Le psychologue :

Parlons ici seulement de deux « types » de psychologues.

Le psychologue spécialisé dans le diagnostic et le dépistage des différents troubles. Il fait passer des tests qu’il analyse. Suite aux bilans effectués, il préconise aux familles les prises en charge qui sont susceptibles de venir en aide à leur enfant (entre autre le rééducateur en écriture quand  il connaît son existence). Il n’assure pas de suivi psychologique.

Le psychologue qui assure un suivi psychologique peut venir en soutien à la rééducation. Inversement, le rééducateur peut orienter vers le psychologue  lorsque les perturbations de l’écriture sont d’ordre psychologique  (quand l’estime de soi est trop détériorée, en cas de dépression suite à des évènements traumatisants (maladie, décès)

Dans certains cas il est préférable d’attendre que le problème psy soit, sinon résolu, du moins surmonté, pour entreprendre  une rééducation.

L’ergothérapeute :

Il y a plusieurs cas de figure avec l’ergothérapeute.

Le cas le plus fréquent est celui des familles qui viennent vers le rééducateur en écriture parce qu’ils refusent la proposition de l’ergothérapeute d’abandonner l’écriture manuscrite et de préparer l’enfant à l’apprentissage du clavier.

Dans certains cas, nos deux prises en charge se font en parallèle parce qu’il faut pouvoir être opérationnel (à l’entrée au collège par exemple) avec au moins l’un des deux outils.

C’est parfois aussi (dans les pathologies les plus lourdes) le rééducateur qui va orienter vers l’ergothérapeute quand il estime que la frappe au clavier peut être plus efficace et que l’écriture est trop coûteuse même si nous sommes parvenus à des progrès notables.

L’enseignant :

Comme avec les autres professionnels, l’ enseignant est  prescripteur quand le problème dépasse ses compétences, celui de l’enseignement. C’est très précieux de pouvoir compter sur son soutien en classe pour mener à bien une rééducation.Le rééducateur peut dans certains cas participer aux Equipes de Suivi de Scolarisation. On peut le solliciter pour  participer  à l’élaboration des PPRE ou des PAP. L’enseignant  est aussi très souvent en demande de formation pour  lui permettre d’aider au mieux ses élèves en difficultés.(Plus d’infos http://www.isabelle-godefroy.fr/?page_id=14)

 Le médecin :

Pédiatres, neuro-pédiatres , médecins traitants travaillent aussi en partenariat avec  le rééducateur en écriture.

Cette liste de professionnels n’est bien entendu pas exhaustive : kiné, osthéopathe…..

NB : nous exerçons notre profession auprès du même public que les graphothérapeutes,  mais avec des méthodes très différentes. Le  rééducateur n’est pas un thérapeute : il ne fait pas de bilan graphomoteur, il  ne fait pas d’analyse graphologique de l’écriture pour travailler des aspects touchant à la psychologie du patient.

Le rééducateur en écriture apporte une réponse technique, il s’intéresse spécifiquement au geste d’écriture et s’attache à le rendre efficient.

Noël à la maternelle

Difficile de passer  à côté de Noël en maternelle.

Quelques idées pour structurer les apprentissages autour de cette période magique où les yeux pétillent à l’approche de la venue du Père-Noël.

En PS, pour bien installer la tenue et les appuis : peinture à doigt sur bandes de carton

sapin de noëlpeinture à doigt

 

Toutes les  sections, peuvent travailler la motricité fine  avec une activité de laçage

lacage cure pipie sapin

En MS et GS, lorsque la tenue est à peu près installée, on propose des activités qui incitent  à plier le pouce pour faire de petits traits descendants d’un mouvement des doigts.Proposer l’activité allongé par terre permet de bien sentir l’ appui, évite le poignet en pont et le coude en suspension.

Avec l’aimable autorisation de Zaubette (dont j’ai emprunté l’idée et la photo du sapin)

 

 

En savoir plus:

sur la peinture à doigt : https://www.youtube.com/watch?v=W1bRJtOPLKw

Les troubles neurovisuels et l’écriture

 

 

oeil   La détection de troubles neurovisuels  permettent de mieux comprendre comment des difficultés d’ordre visuels peuvent      impliquer des difficultés en lecture et en écriture.

Ces troubles ont été longtemps ignorés ou confondus avec des troubles ophtalmologiques (les fonctions sensori-motrices) alors qu’ils sont plutôt d’ordre fonctionnels que perceptifs.

Enfin mieux  connus, ils sont aujourd’hui mieux dépistés et rééduqués par des orthoptistes spécialement formés à la neurovision . Le mot écrit étant avant tout un objet visuel, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’on s’intéresse aux capacités oculomotrices et visuo-attentionnelles afin de voir si un trouble de la fonction visuelle pourrait altérer la lecture et l’écriture. C’est un nouvel élément à prendre en compte dans l’évaluation de la dyslexie et de certaines dyspraxies.

Au cabinet, lorsque certains problèmes persistent malgré notre travail, c’est un facteur  à prendre en compte. Il n’est pas rare que j’incite les parents à vérifier auprès d’un orthoptiste formé à la neurovision qu’aucune gêne fonctionnelle ne soit en cause dans les cas énumérés ci-dessous:

–  difficultés à maintenir  la ligne

–  difficultés à  se repérer dans la page

–  difficultés à respecter les lignages

–  difficultés  à copier sans retours incessants au modèle

–  difficultés à mémoriser l’orthographe lexicale (mémoire visuelle)

 

Pour aller plus loin: